nos braves guerriers (1). Ils observent que la paixdonne a la France la faculté de rentrer dans cettecolonie , et qu’il faut se hâter d’en profiter, si l’on neveut réduire au désespoir les colons dont le malheurest au dernier terme , et dont la dispersion totaleapporterait de nouveaux obstacles arii rétablissementde l’ordre. Des secours , des capitaux sont nécessairespour cette entreprise ; et il faut déterminer les sû-retés et les garanties , sans lesquelles on 11e pourraitse liai ter de les obtenir. D’énormes créances pèsentsur presque tous les propriétaires : les unes , cellesdes bailleurs de fonds , sont une espèce de copro-priété qu’il faut régler 5 les autres , qui sont descréances de lomiutures et de coin met ce , exigerontdes mesures législatives, parce que de grandes avancessont de nouveau indispensables. Il faut , avant tout,garantir aux habitans qui se livreront au rétablis-sement de leurs propriétés , des poursuites judiciairesqui paralyseraient leurs efforts. Enfin le régime in-térieur de la colonie exigera sans doute quelques mo-difications appropriées aux circonstances. Tels sontles objets que recommandent aux lumières et à lasagesse de la chambre des pairs les propriétaires etcolons de Saint-Domingue.
Le proposant annonce qu’après avoir réfléchi sur
(1) Il n’est pas c’sir si les pétitionnaires pensent que laFrance doit remettre les nègres en esclavage , ou s’ilscroient au contraire qu’eile.doit se contenter de les relé-guer dans les montagnes.