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1 (1815)
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dailleurs leurs titres et leurs rangs ; larticle 3 ajoutequils sont tous également admissibles aux emploiscivils et militaires; et, pour régler lexercice de cesdroits , une ordonnance du mois de juillet décideque les anciennes maisons destinées à léducationmilitaire seront rétablies, et quon ny admettra queles enfans des nobles.

Sous le gouvernement impérial , de très-illibéralemémoire, on appelait cela des sénatus-consultes or-ganiques ; sous le gouvernement actuel, cela sap-pellera des lois , ou des ordonnances , ou des édits ?ou des réglemens ; et cette différence dans les mots,sera sans doute un très-grand motif de consolationpour le peuple, à qui lon disait quil était bon et grandil y a six mois , et qui désormais se contentera dêtreniais , si toutefois il ne devient pas imbécille.

Je dois ajouter cependant que la nouvelle ordon-nance fait une exception en faveur des enfans desofficiers généraux ; mais on sent bien que cette ex-ception était commandée par les circonstances. Lesmembres de la chambre des députés tiennent ,comme chacun sait, les cordons de la bourse na-tionale ; et quoique leurs mains soient assez débiles ,les ministres nont pas manqué de faire une excep-tion en leur faveur , lorsquils ont proposé de suppri-mer la liberté de la presse. Les officiers générauxfont mouvoir des baïonnettes à volonté ; et l'on con-çoit que des hommes qui ont une pareille puis-sance , sont éminemment respectables aux yeux delautorité , et quils méritent bien une exception ,