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d’ailleurs leurs titres et leurs rangs ; l’article 3 ajoutequ’ils sont tous également admissibles aux emploiscivils et militaires; et, pour régler l’exercice de cesdroits , une ordonnance du mois de juillet décideque les anciennes maisons destinées à l’éducationmilitaire seront rétablies, et qu’on n’y admettra queles enfans des nobles.
Sous le gouvernement impérial , de très-illibéralemémoire, on appelait cela des sénatus-consultes or-ganiques ; sous le gouvernement actuel, cela s’ap-pellera des lois , ou des ordonnances , ou des édits ?ou des réglemens ; et cette différence dans les mots,sera sans doute un très-grand motif de consolationpour le peuple, à qui l’on disait qu’il était bon et grandil y a six mois , et qui désormais se contentera d’êtreniais , si toutefois il ne devient pas imbécille.
Je dois ajouter cependant que la nouvelle ordon-nance fait une exception en faveur des enfans desofficiers généraux ; mais on sent bien que cette ex-ception était commandée par les circonstances. Lesmembres de la chambre des députés tiennent ,comme chacun sait, les cordons de la bourse na-tionale ; et quoique leurs mains soient assez débiles ,les ministres n’ont pas manqué de faire une excep-tion en leur faveur , lorsqu’ils ont proposé de suppri-mer la liberté de la presse. Les officiers générauxfont mouvoir des baïonnettes à volonté ; et l'on con-çoit que des hommes qui ont une pareille puis-sance , sont éminemment respectables aux yeux del’autorité , et qu’ils méritent bien une exception ,