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particulièrement destinéees à l’éducation des jeunesorphelines dont les pères , membres de la Légiond’honneur , étaient morts sans leur avoir laissé defortune.
La dépense que ces établissemens pouvaient occa-sionner était assurément trop modique et avait unecause trop juste pour exciter le moindre murmure dela part de la nation ; les Français considéraient ce lé-ger sacrifice, non comme don , mais comme le paie-ment d’une dette , et d’une dette sacrée.
Pourquoi nos ministres ont-ils donc supprimé cesétablissemens? Pourquoi les eufans dont les pèresétaient morts en défendant la patrie , ont-ils étéchassés de l’asile que le dernier gouvernement leuravait donné ? Est-ce pour épargner à la F rance le légersacrifice que l’entretien et l’éducation de ces enfanspouvaient exiger? Si tel était le motif de cette sup-pression, elle serait aussi outrageante pour l’honneurnational, qu’elle est injuste et cruelle pour les enfansqui en sont les victimes.
Les ministres ne cessent de nous faire accuser d’é-goïsine par leurs journaux et par les pamphlétairesqu’ils tiennent à leurs gages; certes, je doute si l’ontrouverait en France , ailleurs que dans les minis-tères, un homme assez dure et assez égoïste pour con-cevoir l’idée de chasser de jeunes orphelins de l’a-sile que leurs pères avaient acquis au prix de leursang.
Quelques jours après l’époque dite de la restaura-tion , les journaux nous annoncèrent que l’autorité