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Les Guises se mettent à la tête des catholiques ,Coudé se met à la tête des huguenots ; les chefs desdeux partis se disputent d’abord à qui arrachera lesceptre des mains des Valois 5 plus tard les Guisesveulent repousser les Bourbons du trône devenu va-cant j et auquel l’hérédité les appelle ; et, tandis quele peuple croit verser son sang pour la religion , il nesert que l’ambition de quelques grands. Ait milieudes excès auxquels on le pousse , sa raison altérée 11econserve aucune idée de patrie et de bien public. SLquelques hommes, restés calmes au milieu du délireuniversel, osent méditer un rapprochement entre lescatholiques et les réformés , et tâcher de faire servirleurs sanglantes querelles à l’établissement de la li-berté et du bonheur public, leurpartidevient un objetd’horreur et de mépris pour les deux autres, et la na-tion ne sort de sa pieuse frénésie que pour retombersous Henri IV, dans les langueurs de la servitude.
Ce prince se sert , pour rétablir l’autorité royale ,de la politique dont ses prédécesseurs avaient tiré sihabilement parti. Il profite des divisions des ligueurspour conquérir le trône ; il profite des rivalités riesgrands pour les faire tous rentrer dans l’obéis-sance ; il laisse dans le fameux édLt destiné à pacifierles deux partis religieux , quelques sujets d’in-quiétude et de mécontentement pour l’un et l’autre,afin de leur faire sentir à tons deux la nécessitédé sa protection et Je besoin de la rechercher ; etil parvient à rendre sou pouvoir aussi absolu quol’avait été celui de François I er . Aussi,quoiquellenri