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en tfn mot, il tient également tous les Français dansla dépendance , et donne une force toute nouvelle àce qu’on a appelé depuis l’esprit de la monarchie ,esprit qui certes n’était rien moins que du patrio-tisme.
Les successeurs de ce prince ne savent point rete-nir un pouvoir qu’il leur était si facile de conserver.Leur extrême faiblesse favorise des guerres civiles quimenacent de renverser leur famille du trône ; guerresque le fanatisme allume au profit de l’ambition , etqui , pendant près d’un demi-siècle , causent enFrance des déchiremens effroyables sans améliorerl’esprit public.
La doctrine de Luther s’était introduite dans leroyaume pendant le règne de François I er . ; et laprotection que ce prince lui accordait en Allemagne,n’avait pas moins contribué que la dépravation de sacour à lui faire des prosélites en France. Comme on11’avait pu arrêter la contagion par l’exemple desmœurs et de la piété, il avait fallu lui opposer le feret le feu , et la violence de ces moyens 11’avait serviqu’à la rendre plus active. Les successeurs de Fran-çois veulent combattre le mal de la même manière ,et, comme lui , ils ne font que Fétendre et l’enve-nimer. La persécution lui fait faire chaque jour desprogrès plus rapides; elle irrite également et ceux quil’exercent et ceux qui la souffrent ; et la France setrouve divisée en deux nations ennemies égalementimpatientes de se déchirer. Des factieux profitent deces dispositions pour essayer de s’emparer du pouvoir.