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1 (1815)
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223
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rement de lhabitude que les ministres avaient pris#de faire publier leurs ordonnances dans son sein, etde les faire transcrire sur ses registres pour leur don-ner plus dautorité, sarroge le droit de soumettre leslois à son approbation et à la formalité de lenregis-trement, comme à une condition sans laquelle ellesne pouvaient avoir aucune force; il sassocie ainsi àla puissance législative, et parvient à faire recon-naître cette usurpation. Plus tard,il réussit égalementà soumettre les grands à sa juridiction, et à se fairereconnaître pour la cour des pairs du royaume. Cesdeux hautes prérogatives le mettent en état de lutteravec avantage contre les grands ; mais cette lutte ,dans laquelle les deux partis se couvrent égalementdu nom du roi, et dont le roi tire habilement partipour les contenir lun et lautre, ne sert quà conso-lider sa puissance; et la nation, que le parlement nedéfend pas de bonne foi, et dont lintérêt est sacrifiéà toutes les ambitions, se trouve plus sûrement op-primée que jamais, et chaque jour plus loin davoirun esprit public.

Telle est situation de la France à la fin du i5 e .siècle. A cetteépoque, les princes de lEurope donnentà leur politique une direction toute nouvelle, et cetterévolution achève de rendre absolue lautorité de nosrois.

Lanarchie féodale avait régné dans tous les étatsde lEurope comme en France , et par-tout elle avaitporté les mêmes atteintes à la prérogative royale.Tant que les rois avaient été obligés de lutter contreleurs vassaux, et de leur disputer lautorité, ils