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1 (1815)
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tance à loppression nest pas moins funeste à sa li-berté que sa soumission au pouvoir arbitraire.

Bientôt les grands, tout-à-fait vaincus par lascen-dant de la puissance royale, et nosant plus prétendre,dans leurs domaines, à lexercice de la souveraineté ,changent de vues et de conduite, et dorment à leurambition une direction toute nouvelle. Ils naspirentplus quà étendre et affermir lepouvoir des rois quilsavaient fait tant defforts pour détruire, et à devenirleurs ministres après avoir été si long-temps leursrivaux ; espérant ainsi sans doute exercer en leurnom lautorité quils avaient perdue', et parvenirpeut-être à la reconquérir. Eu même temps le clergésépare sa cause de celle de la nation, et conspire avecles grands pour agrandir lautorité des rois , de quiseuls désormais ils peuvent attendre des honneurset des richesses.

Cependant, tandis que les grands et le clergé agis-sent de concert pour étendre la prérogative royale ,un simple corps de judicature , qui portait envie àleur crédit, ose concevoir la pensée den arrêter lesprogrès etde sen arroger une des attributions les pluséminentes. Le parlement, que les rois avaient ins-titué , uniquement pour juger les procès , usant avecart de la considération que lui avait donnée ses lu-mières , du lustre que les rois avaient répandu surlui, en allant tenir dans son sein des lits de justice, ety régler les plus grandes affaires de létat, de la po-pularité quil sétait acquise en accueillant les péti-tions des individus et des provinces qui se plaignaientà lui des actes arbitraires de lautorité , et partieuliè-