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1 (1815)
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avaient etc voisins sans penser à se faire la guerre ;niais sitôt quils furent parvenus à ressaisir leur pou-voir et à saffermir au sein de leurs états, ils voulurentse rendre formidables au-deliors, et étendre leur em-pire par les armes. Les succès que la France, lEs-pagne et lAutriche obtinrent tour à tour dans laguerre denvahissement que Charles VIII avait portéeen Italie,firent germer subitementdanspresque toutesles têtes couronnées la fureur insensée des conquêtes,cc On se fit, dit Thouret, de misérables idées de for-tune, dagrandissement et de défense 5 et toute lEu-ropejuitemportée par le mouvement rapide dun pré-jugé dévastateur qui na été ni suspendu ni calmépar deux siècles de guerres infructueuses. »

Cette révolution fit naître une espèce despritpublic en France ; mais il prit une direction sifausse , il renforça tellement nos chaînes , et renditsi difficile la naissance dun véritable patriotisme,quil eût mieux valu peut-être pour la nation qiCellene sortîtpasdesonétatliabituél dengourdissement etdapatliie. Bien loin, de, elle partagea le délire deses chefs, et se laissa emporter toute entière aux plusvaines idées de grandeur et do gloire. Elle crut sonhonneur intéressé à voir ses rois dominer sur despeuples étrangers. Elle semblait chercher à les éleverbien haut pour rendre sa dépendance moins humi-liante , pour la couvrir même dun certain éclat, et àse consoler de sa servitude domestique'en exerçant ungrand empire hors de ses frontières. Cette situationmorale, qui la disposait à lobéissance par ladmira-