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1 (1815)
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221
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( aai )

persévérance. Dès le règne de Philippe-Ie-Bel , elleavait déjà fait passer dans leurs mains les plus hautesprérogatives de la souveraineté, le pouvoir législa-tif, le pouvoir judiciaire, le droit exclusif de battremonnaie, de faire la paix et la guerre , de recruterdes armées, avec les moyens den avoir habituellementà leur solde. Cest à la faveur de la même tactiquequopposant successivement les évêques aux papes etles papes aux évêques, ils étaient parvenus à ruinerpresque entièrement la puissance des uns et des autres,et à les ''dépouiller du droit de j ustice quils avaientusurpé sur les seigneurs au commencement de la dy-nastie régnante ; cest par cette conduite, en un mot,quils avaient réussi à ravir aux seigneurs presquetoutes leurs prérogatives, à semparer de tous les pou-voirs , à faire reconnaître leur autorité aux citoyensde toutes les classes , et à ne presque plus compter enFrance que des sujets, même parmi leurs vassauxles plus puissans.

Il se servent, pour conserver leur pouvoir et lui fairefaire de nouveaux progrès, des mêmes moyens quilsavaient employés pour le conquérir. Ils font tournerà son profit les choses mêmes qui semblent les pluspropres à le détruire. Ladministration inconsidérée ,capricieuse et dure des premiers Valois , les violensmurmures quelle excite, et la guerre civile quellefinit par allumer, ne servent, en dernier résultat, quàrendre leur autorité plus absolue. Si la nation veutfaire des efforts pour recouvrer ses droits , trop peuéclairée pour leur donner une sage direction, elle lesfait tourner à son malheur et à sa honte : et sa résis-