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1 (1815)
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barbarie des duels judiciaires leur ofire le prétexte leplus heureux pour établir iuislrucuon du procès parécrit et par témoins , qui dégoûte les seigneurs desfonctions de juge; la doctrine des appels au suzerain,qui fait arriver par gradation toutes les affaires autribunal suprême du roi; les bailliages, qui sontchargés de réviser les jugemens des seigneurs, et qui,par ladroite doctrine des cas royaux , achèvent deruiner les justices seigneuriales. Ils sautorisent dudésordre quengendraient la bizarrerie et la contra-riété des usages établis dans les diverses seigneuries,pour faire des lois générales, et ils intéressent lavaricedes seiguenrs à l'observation de ces lois, en leur aban-donnant le produit des amendes prononcées contre lesinfracteurs. A la faveur des mécontentemcns quex-citent les altérations successives de valeur que les sei-gneurs font subir à leurs monnaies, ils leur enlèventle droit de continuer à en fabriquer. Enfin il nestpoint un abus dont ils ne tirent habilement partipour étendre leur autorité ; et ils trouvent dans lesprogrès quelle fait, des moyens pour lui en fairefaire chaque jour de nouveaux.

A mesure que le pouvoir des rois sétend, les que-relles des seigneurs perdent leur vivacité, la servi-tude du peuple devient moins dure, les institutionset les mœurs cessent dêtre aussi barbares. Cependantce changement est peu favorable à lesprit public,parce que les rois sattachent plus à faire des sujetsque des citoyens. Loin de chercher à unir les Fran-çais , ils mettent un art profond à les diviser pour

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