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sont prêts , ils «’ attendent plus que la patente qu’ils sol-licitent. 55
M. de Sédillez , comme on voit, traite ses amisd’nne manière fort polie: il ressemble un peu en celaà l’un des rédacteurs de la gazette de France, qui in-sinue si doucement à ses lecteurs , que tous ceux quiveulent maintenir la liberté de la presse sont des in-fâmes sicaires , prêts d’attenter aux jours du roi. Ilest vrai que le gazetier fait une exception en faveurde M. Benjamin de Constant, et qu’il ne se dit pasl’ami des sicaires qu’il signale.
Tandis qu’on s’occupait à lire ces diverses bro-chures , on a fait anuoncer, par un huissier , que sile public n’évacuait pas la salle, il n’y aurait pas deseance 5 comme on 11’était entré qu’avec l’autorisa-tion de MM. les députés, on a cru ne pas devoir dé-férer a cette invitation. Enfin le président est arrivé;et son premier soin a été de faire lire, par un secré-taire , l’article du réglement intérieur de la chambre,qui interdit aux étrangers de pénétrer dans l’intérieurde la salle pendant les séances. Après cette lecture,il a annoncé que si le public ne se retirait pas , il al-lait lever la séance ; un député a demandé la parole ;elle 11e lui a point été accordée. Bref, le président aannoncé, d’une voix mal assurée, que la séance étaitlevée. Quelques personnes qui se sont trouvées surson passage, ont cru s’apercevoir qu’il était pâle ettremblant quand il est sorti. S’il craignait autre choseque l’improbation du public et de ses collègues, sescraintes étaient assurément très-mal fondées.