( 216 )
Cette séance a fait faire d’étranges réflexions sur laconduite de M. le président. Le 22 juillet dernier , leréglement de la chambre existait, et M. le présidentne l’ignorait pas : pourquoi donc n’en demanda-t-ilpoint alors l’exécution ? Etait-ce parce qu’un mi-nistre devait parler ,, et que personne ne devait luirépondre ? Le tableau qui fut présenté renfermait etbeaucoup d’erreurs et de grandes exagérations (1) ;mais personne ne pouvait les faire remarquer sur-le-champ , et tout le monde fut admis à les entendre.Aujourd’hui une discussion intéressante devait avoirlieu ; et, parce qu’elle aurait pu éclairer le public,M. le président Ea mis à la porte. La gloire queM. Lainé s’était acquise en rédigeant les opinionscourageuses émises par MM. Raynouard , Flau-gergues et Gallois , à une époque où il y avait dudanger à les émettre , avait déjà reçu de grandes at-teintes., il semble qu’il devait se montrer plus avaredu peu qui lui en restait.
Si M. le président avait le droit d’ajourner laséance sans consulter la chambre, le public a eu tortde ne pas déférer à son invitation 5 mais le tort dupublic justilie-t-il M. le président ?
(1) Voyez Us Observations et Eclaircissement suritparagraphe concernant les finances , dans l’exposé sur lasituation du royaume , etc.
De l’imp. de RENAUDIERE , rue des Prouvâmes.