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En attendant l’arrivée deM. le président, on a faitcirculer quelques brochures avec ou sans nom d’au-teur , contre la liberté de la presse : une première apour titre Un premier mot ; une seconde porte en titreQuelques développemens. L’extrême insignifiance de cesdeux brochures anonymes, dirigées contre le rapportfait par M. Raynouard , me dispense d’en rendrecompte. Il en est deux autres qui, sans être beaucoupplus fortes en raisonnemens , méritent plus d’atten-tion, parce qu’elles portent les noms des auteurs.
La première a pour titre : Opinion de 31 . le marquisde Beaumetz , membre de la chambre des députés , sur leprojet de loi relatif à la liberté de la presse. On présumebien que M- le marquis n’est pas le défenseur de la li-berté de la presse , et que le danger de voir paraîtreun second Molière doit lui inspirer un singulier ef-froi. Aussi ne néglige-t-il rien pour nous communi-quer ses terreurs.
La seconde, intitulée^éas de la libereê delà presse ,appartient à M. de Sédillez, membre de la chambredes députés. M. de Sédillez , à l’exemple de tantd’autres, appelle la liberté une belle théorie ; et l’onsait ce que cela signifie depuis le règne du grand em-pereur, qui n’aimait pas les théories..
M. de Sédillez, qui tient beaucoup à la censure ,dit dans la page 2 de sa brochure : «La plupart deshommes que je connais, que j’estime et que j’aime leplus , ont embrassé l’opinion contraire à la mienne.»A la page 7, il ajoute : Sans la police, la presse au-rait bientôt ses brigands 5 elle les a déjà, leurs atèliers