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1 (1815)
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(ai3)

désordres qui régnaient dans la ville que par lin-cendie du palais. Ces faits narriveront plus. Quensait-on ? Ne parle-t-on pas déjà dun ministre qui netend quà séquestrer le roi, et à rompre toutes lescommunications qui peuvent mener à lui ? Larticledont il sagit nest-il pas lui-même une preuve queles ministres craignent que la vérité narrive jus-quau roi ?

Séance du 5 août. Je passe quelques séances pourarriver à celle de ce jour , qui nest pas la moinsremarquable , quoiquil ny ait eu ni rapport nidiscussion.

A onze heures , toutes les tribunes étaient déjàremplies , à lexception de deux , celle de MM. lespairs et celle du président : la première na pas tardéà être envahie par les dames qui se pressaient àlentrée et qui ont ainsi laissé MM. les pairs à laporte ; la seconde a été également bientôt occupée ,mais elle ne la été sans doute que par les personnesauxquelles M. le président lavait réservée.

Cependant il arrivait toujours du monde , et MM.les députés faisaient de vains efforts pour placer leursamis ou des personnes de leur famille. Enfin lundentre eux sest rappelé que , dans la séance du 22juillet, un très-grand nombre de personnes sétaientplacées dans lenceinte même se tiennent les séan-ces , et il a cru que la discussion qui allait avoir lieuintéresserait le public dassez près pour lui accorderla même faveur. Bientôt toutes les places inutiles àMM. les députés ont été occupées.

Tom. 1 e1. Cahier 5. x 6