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désordres qui régnaient dans la ville que par l’in-cendie du palais. Ces faits n’arriveront plus. Qu’ensait-on ? Ne parle-t-on pas déjà d’un ministre qui netend qu’à séquestrer le roi, et à rompre toutes lescommunications qui peuvent mener à lui ? L’articledont il s’agit n’est-il pas lui-même une preuve queles ministres craignent que la vérité n’arrive jus-qu’au roi ?
— Séance du 5 août. Je passe quelques séances pourarriver à celle de ce jour , qui n’est pas la moinsremarquable , quoiqu’il n’y ait eu ni rapport nidiscussion.
A onze heures , toutes les tribunes étaient déjàremplies , à l’exception de deux , celle de MM. lespairs et celle du président : la première n’a pas tardéà être envahie par les dames qui se pressaient àl’entrée et qui ont ainsi laissé MM. les pairs à laporte ; la seconde a été également bientôt occupée ,mais elle ne l’a été sans doute que par les personnesauxquelles M. le président l’avait réservée.
Cependant il arrivait toujours du monde , et MM.les députés faisaient de vains efforts pour placer leursamis ou des personnes de leur famille. Enfin l’und’entre eux s’est rappelé que , dans la séance du 22juillet, un très-grand nombre de personnes s’étaientplacées dans l’enceinte même où se tiennent les séan-ces , et il a cru que la discussion qui allait avoir lieuintéresserait le public d’assez près pour lui accorderla même faveur. Bientôt toutes les places inutiles àMM. les députés ont été occupées.
Tom. 1 e1 ’. — Cahier 5. x 6