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1 (1815)
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212
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On eut même la hardiesse de prendre par le brasM. le premier président , et on l'obligea, lui et sacompagnie , à retourner au Palais-Loyal. Dans cetumulte , cinq présidens à mortier et une vingtaine deconseillers prirentlépouvanteet séchappèrentcommeils purent. Tous les antres retournèrent au Palais-Hoyal, et le premier président dit à la reine que lemal allait devenir sans remède si on tardait à rendreles prisonniers 3 quil nétait plus temps de se roidir 3que le parlement et le roi lui-même nétaient pointassez forts pour résister à cent mille hommes quiavaient les armes à la main. Le cardinal Mazarinvoulut dire que le mal nétait pas aussi grand quonle faisait ; mais on lui répondit quil prît la peinedaller seulement jusquau Pont-Neuf, et quil verraitcomment il sen tirerait. Les princes et princessestenaient le même langage que le parlement. Lareine dAngleterre , qui était présente, ditque, quandles troubles commencèrent en Angleterre, les espritsy étaient moins échauffés. Alors la reine jeta ungrand soupir, et dit que le parlement vît donc ce quilavait à faire (1). »

Supposons que , dans ces momens de trouble , ileût existé une loi qui eût autorisé le cardinal Ma-zarin à empêcher toutes communications entre leparlement et la régente , quen serait-il îésulté? uneguerre civile , et peut-être la cour naurait appris les

(1) Histoire abrége'e du parlement durant Iss troublesdu commencement du règne de Louis IX.IV , § 3.