Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
211
Einzelbild herunterladen
 

( al1 )

été reconnu lorsquil fuyait à pied, on lavait pour- 1suivi jusqu'à lhôtel de Luynes , il sétaiL caché.'Le peuple ly cherchait.} et il névita den être assomméquà laide des gardes-françaises qui le tirèrent cluntrès-grand danger.

cc Cependant le parlement se mit en marche , leshuissiers en tête. Partout on ouvrait les passages ,sachant quon allait redemander les prisonniers. Ar-rivés au Palais-Royal, le premier président lit sentirà la reine combien étaient pernicieux les conseils vio-]lens qu'on lui avait donnés. Mais la reine irritée nevoulut rien accorder 5 elle se retira même dans sonpetit cabinet, et laissait le parlement retourner sans:lui donner aucune satisfaction. Mais la compagniequi voyait le danger était le royaume, après avoirdescendu lescalier , remonta pour faire un nouveleffort, et intéresser les princes dans une affaire dontles suites pouvaient être si tristes. Enfin, la reine fitdire quelle accorderait la liberté aux prisonniers , sile parlement voulait cesser ses assemblées jusquà laSaint-Martin. On était au 27 août. Le premierprésident dit quil en fallait délibérer ; et quelques-uns proposaient de le faire au Palais-Royal : mais legrand nombre voulait que ce fût dans la grandechambre , in loco majorum. On se remit donc enmarche pour aller au Palais. Le peuple demandaitsi 011 avait obtenu la liberté des prisonniers , et cesmessieurs répondaient qu'ils avaient de très-bonnesparoles , sur quoi on les laissait passer 5 mais à laCroix du Trahoir on voulut des paroles positives.