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faveur de ceux qui, produisant plus , peuvent fourniraux antres plus qu’il n’en retient.
Que penser, ajoute-t-il, de ce système absurde deprohibition oui, depuis plusieurs années, a pesé surla France , et qui, dans un engagement universel dechoses, de denrées, nous a fait éprouver toutes lesangoisses des privations et de la pauvrelé?
Lie premier résultat des lois qui prohibent l’expor-tation , est de produiré l’engorgement et l’avilisse-ment des denrées. Dès-lors l’intérêt personnel, ceconseiller si clairvoyant et si actif pour tous les hom-mes, les porte à abandonner une culture pour se li-vrer à une autre. Bientôt la masse de la denrée aviliediminue; et comme la prévoyance n’a pu fixer l’é-quilibre dans cette marche rétrograde, on est quel-quefois entraîné dans un vide qu’on n’est plus lemaître de combler, et qui, en certain cas, menacede tout engloutir.
Après avoir ainsi fait sentir les inconvéniens quirésultent des entraves mises à l’exportation, M. dePoiléré de Cère fait voir les avantages qui doiventêtre la suite du système contraire, et il propose uneloi, en cinq articles, par laquelle il pourvoit à l’in-teret de l’agriculture, et prévient en même temps lesdangers qui pourraient résulter d’une exportationtrop considérable des objets nécessaires à la France.
Dans la séance du même jour, M. Flardouin faitun rapport sur le projet de loi présenté à la chambreen forme de réglement. Déjà nous avons quelquesobservations sur ce sujet : et nous allons nous bor-