Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
208
Einzelbild herunterladen
 

( ao8 )

s> Si la force, ladresse , ou bien des circonstancespolitiques extraordinaires ont quelquefois soutenu lavaleur courante des monnaies , lorsque leur valeurintrinsèque a décliné , ce na jamais été que pendantun temps fort court. Lintérêt personnel parvientlien vite à découvrir si. la marchandise qul) reçoitvaut moins que celle quil donne , et il trouve tou-joursle moyen de se soustraire aux désavantages dun«change inégal.

« Ce qui est un signe , cest un hillet de banquepayable à la première réquisition ; il est le signe delargent quon peut recevoir au moment qu'on veut,sur la présentation de cet eifet. Mais quant à la mon-naie dargent quon reçoit à la caisse , elle nest pasle signe , elle est la chose signifiée » (î).

M. de Poiféré de Gère ne sarrête pas au reste surcette opinion , qui ne lui sert pour ainsi dire que detransition. Passant à lexamen de la question prin-cipale, il pense avec Sully, que les peuples sont liéspar leurs communs besoins ; quun intérêt réciproqueles invite à de mutuels échanges, et que, par une con-séquence nécessaire , la balance doit se décider eu

( 1 ) On jugerait fort mal des raisons de M. Say, si on neles jugeait que daprès ce passage : pour en sentir toute laforce, il faut lire le chapitre XI du livre I er .,de la deuxièmeédition de son Traité d'Economie politique. Cet ouvrage,un des plus utiles qui aient été publies depuis bien long-temps, devrait être le manuel de toutes les personnes quisoccupent dadministration.