Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
207
Einzelbild herunterladen
 

( 207 )

remarquer, toutes les années, à la puissance législa-tive, les vices Je la législation.

Séance dti 14. M. le chevalier de Poiféré de Cèredéveloppe la proposition quil avait faite sur lexpor-tation et limportation des produits bruts. Il observeque les véritables sources de la prospérité nationalesont dans leurs produits agricoles , et que les métauxet les autres matières auxquelles les hommes attachentun grand prix, ne sont que des valeurs fictives quilssont convenus de donner et de recevoir en échangepour les productions nécessaires à leurs besoins ou àleurs goûts.

O11 voit que M. de Poiféré ne partage pas lopinionde M. J.-B. Say, qui pense que la monnaie nest niun signe ni une mesure , mais quelle a une valeurintrinsèque et indépendante de leffigie. «La monnaieserait seulement un signe , dit-il, si elle navait pointde valeur par elle-même ; bien loin de , sa valeurintrinsèque, quand on fait une vente ou un achat yest tout ce qu011 considère en elle. En vendant unemarchandise contre une pièce de cinq francs, on ne'la troque pas contre la figure ou le nom de cette pièce,mais contre la quantité dargent quon sait y êtrecontenu.

« Cela est si vrai que, si le gouvernement frappaitdes écus en étain, ils 11-e vaudraient pas autant quedes écus en argent. Leur dénomination fût-elle lamême, le nombre quon en demanderait pour unemême denrée serait fort différent : sils îiétaienfquun signe , les uns vaudraient les aubes.