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1 (1815)
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an 9, sur l enregistrement. Il rappelle les abus que faitlarégie «les domaines de la faculté que ces articles luiaccordent de demauder lexpertise en cas de mu-tation, et il propose une loi dont lobjet est de lesprévenir.

La proposition faite par M. Aubert est assurémentfort sage 5 mais peut-être le serait-elle plus, si elleétait plus étendue , et si elle avait pour objet dobtenirla révision générale des lois sur lenregistrement. Ilnest en législation aucune matière qui ait donné lieuà tant de procès et à tant dinstructions que celle-ci.Si je disais que les extensions, les restrictions, etenfintous les commentaires de ladministration de lenre-gistrement, composent près de dix-neuf vol. in-fol. ,on croirait que cest une exagération ridicule ; cepen-dant , que lon consulte les employés de la régie , etlon verra que cest lexacte vérité.

On assure même que la perception des droits nestpas uniforme sur toutes les parties de la France s cequi prouverait quon perçoit des droits plus forts queceux qui sont fixés par les lois. La chambre des dé-putés pourrait au reste consulter les administrateurs,et se faire rendre compte des entraves ou des vices dela perception des droits; personne nest à même deconnaître les vices de la loi, mieux que ceux qui sontchargés den prouver lexécution, si ce nest peut-êtreles magistrats qui lappliquent journellement. Sousce rapport, la Cour de cassation pourrait rendre degrands services, et il serait dautant plus convenablede la consulter, quelle est chargée par la loi de faire