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devrait premièrement être soumise , conformémentà l’article 47 d® la charte constitutionnelle. Mais onrépond à cette objection , en observant que si touteloi dont l’adoption peut entraîner uue dépense quel-conque , était par-là même hors des attributions dela chambre , il lui resterait bien peu d’objets dontelle pût s’occuper. Cependant, comme la discussionde la proposition suppose la connaissance de la si-tuation actuelle du royaume , on propose de l’a-journer jusqu’à ce que les ministres aient présentéle tableau de cette situation. L’ajournement estadopté.
Pendant la séance , on annonce l’arrivée de M. lechancelier et des ministres d’état. Ils sont introduitspar M. le grand référendaire. M. le chancelier an-nonce que,par ordre du roi , il apporte à l’assembléel’exposé de la situation de la France ; il en dorme lec"ture , et met sous les yeux de l’assemblée les états quiy sont joints.
Un membre demande qu’il soit fait une adresse àS. M. pour la remercier des communications qu’ellevient de faire à la chambre par l’organe de M. leprésident.
Plusieurs pairs , en appuyant cette demande , ob-servent que l’adresse proposée est trop importantepour ne pas être délibérée avec cette maturité quidoit caractériser toutes les démarches de la chambre.Ils demandent que , pour servir de base à cette dé-libération , l’exposé de la situation du royaume soitimprimé et distribué aux bureaux.