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1 (1815)
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195
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le scandale , et tout éclat fâcheux pour les mœurset pour la religion. Il nen peut être de même au-jourdhui que les biens regardés commele patrimoinedu pauvre sont devenus les biens de letat , et quele nombre des infortunés sest accru dans une pro-portion effrayante , par la durée de la guerre qui aprivé tant de pères de famille des soutiens naturels deleur vieillesse, par les blessures et la vieillesse préma-turée de tant de soldats déjà rentrés ou qui rentrerontdans leurs foyers, par le défaut absolu de toutes res*sources dans la classe ouvrière , enfin par la misère àlaquelle linvasion des armées réunies de presquetoute lEurope a réduit une grande partie des ha-bitans des provinces envahies. Dans de telles circons-tances , il paraît'indispensable à lorateur que la lé-gislature soccupe des besoins de la classe indigente.Ce soin , quil regarderait comme une justice, quandmême les pauvres nauraient à prétendre que les se*cours dus par toute association politique à chacun deses membres , devient à ses yeux dune justice rigou-reuse , quand les biens dont les ordres religieux né-taient que les dispensateurs, ont été réunis aux biensde létat. Il ajoute que les séances de la chambrenétant pas publiques, cest une raison pour quelleprenne linitiative à cet égard , et quelle se livre àlexamen des droits du pauvre avec tout lintérêtquinspire une pareille discussion.

Un membre pense que cette proposition , si elleétait accueillie , devant nécessairement donner lieuà un impôt, cest à la chambre des députés quelle