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le scandale , et tout éclat fâcheux pour les mœurset pour la religion. Il n’en peut être de même au-jourd’hui que les biens regardés commele patrimoinedu pauvre sont devenus les biens de l’etat , et quele nombre des infortunés s’est accru dans une pro-portion effrayante , par la durée de la guerre qui aprivé tant de pères de famille des soutiens naturels deleur vieillesse, par les blessures et la vieillesse préma-turée de tant de soldats déjà rentrés ou qui rentrerontdans leurs foyers, par le défaut absolu de toutes res*sources dans la classe ouvrière , enfin par la misère àlaquelle l’invasion des armées réunies de presquetoute l’Europe a réduit une grande partie des ha-bitans des provinces envahies. Dans de telles circons-tances , il paraît'indispensable à l’orateur que la lé-gislature s’occupe des besoins de la classe indigente.Ce soin , qu’il regarderait comme une justice, quandmême les pauvres n’auraient à prétendre que les se*cours dus par toute association politique à chacun deses membres , devient à ses yeux d’une justice rigou-reuse , quand les biens dont les ordres religieux n’é-taient que les dispensateurs, ont été réunis aux biensde l’état. Il ajoute que les séances de la chambren’étant pas publiques, c’est une raison pour qu’elleprenne l’initiative à cet égard , et qu’elle se livre àl’examen des droits du pauvre avec tout l’intérêtqu’inspire une pareille discussion.
Un membre pense que cette proposition , si elleétait accueillie , devant nécessairement donner lieuà un impôt, c’est à la chambre des députés qu’elle