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d’objets d’un intérêt pressant appellent l’attention dugouvernement et des deux chambres. L’opinant pro-pose d’ajourner à la session prochaine l’examen de laquestion proposée. Après quelques observations faitespar d’autres membres , l’ajournement proposé estadopté.
Un membre , ayant obtenu la parole , fait à lachambre une autre proposition. Elle a pour objet deprocurer aux pauvres valides un travail à l’aide du-quel ils puissent subsister , et aux pauvres malades,infirmes , enfans ou vieillards, les secours indispen-sables qu’exige leur situation.
L’orateur observe qu’à toutes les époques où l’ons’est occupé de la législation relative aux indigens, ileût été convenable et utile d’embrasser, dans un sys-tème général, tout ce qui concerne cette classe mal-heureuse de la société; mais avant 1789, les secoursassurés qu’elle trouvait dans les richesses du hautclergé , dans les aumônes des monastères et la sol-licitude paternelle des curés, dans le superflu des ci-toyens qui jouissaient de quelque aisance , ont pufaire méconnaître les droits du pauvre, et persuaderau gouvernement qu’il n’avait à s’en occuper quesous le rapport des mœurs et de l’ordre public. C’estainsi que les lois relatives à la mendicité, aux femmesobligées de cacher leur grossesse, et aux enfans aban-donnés , ont eu pour but principal de prévenir lesdésordres et les crimes auxquels conduit l’habitudedu vagabondage et de l’oisiveté ; de protéger la viedes enfans nés d’un commerce illégitime ; d’empêcher