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Force nécessaire pour la parcourir , M. le duc daLé vis, examine les inconvéniens qu’entraînait la cou-tume de faire entrer les jeunes gens de trop bonneheure dans la carrière civile. Il rappelle l’exempledu parlement de Paris , où l’on voyait siéger desenfaris de dix-liuit ans, et il attribue à cette étrangecoutume ces séances tumultueuses , ces résolutionsinconsidérées que l’on reprochait aux enquêtes ; enfinil rappelle les heureux effets que produit en Angle-terre une éducation prolongée.
Un membre de la chambre observe qu’avant deproposer une loi nouvelle , on doit surtout établirla nécessité de cette loi et l’insuffisance de la légis-lation actuelle. Or , cette nécessité, cette insuffisancene lui paraissaient nullement établies, relativementà l’objet dont il s’agit. En effet, si l’on examine l’é-tat de la législation , soit par rapport au civil , soitpar rapport au militaire , on verra que, pour les fonc-tions civiles, nos lois exigent vingt-un , vingt cinq etjusqu’à trente et quarante ans; que, pour le militaire,l’ancienne ordonnance ne permettait d’être officierqu’à dix-sept ans, et que ce terme encore a été reculépar le dernier gouvernement. On a toujours admis ,il est vrai, des exceptions à cette règle ; mais est-ilpossible , est-il utile d’empêcher absolument ces ex-ceptions , et faut-il contester au gouvernement la fa-culté d’accorder des dispenses d’âge , dans le cas oùelles lui paraîtraient nécessaires? C’est à ce point quedoit se réduirelaquestion, et l’on conviendra du moinsqu’elle n’a aucune urgence dans un momont où tant