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1 (1815)
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inêmeportéà croire que cet art est resté à peu près sta=tionnaire; et dailleurs je 11e pense pas que lesprithumain aillé^amais, en ce genre, beaucoup au-delàdes savantes combinaisons de Turenne, et de lingé-nieuse tactiquedu Grand-Frédéric ; les moyens de des-truction changent 5 ils peuvent éprouver encore detristes perfectionnemens , mais lart 11e change point,et je le crois parvenu à son terme : ce qui a causé ler-reur, cest que, dans ces derniers temps, il sest faitdans le métier de la guerre uil notable, un terriblechangement. Un général trop fameux, trop long-temps leffroi du monde, faisant abstraction de toutsentiment dhumanité, ne considérant plus le soldatcomme un être sensible, mais comme un instrumentde guerre , une arme vivante , a cherché , a trouvéjusqu la force et la patience humaine pouvaientendurer les fatigues de tout genre, les privations detoute espèce, sans sinquiéter des suites funestes pourla santé que devaient avoir des efforts aussi excessifsque prolongés. Ce calcul cruel a eu des effets inatten-dus ; les armées françaises ont fait des marches dunelongueur inouie ; elles ont enduré, dans des bivouacscontinuels , les riguers de tous les climats, les intem-péries de toutes les saisons. LEurope consternée aété forcée dadopter ce fatal système: cest depuis cetteépoque que tant de guerriers , de retour dans leurpatrie, ont eu non-seulement à souffrir des suites deblessures dont les cicatrices h onorables forment lesplus belles décorations, ils ont encore traîné une vielanguissante, en proie à des douleurs vagues , mais

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