( )
sieurs siéger dans cette enceinte, décorés des tropliéesque leur valeur a conquis : ces guerriers ne sontpoint entrés dans la carrière militaire à cet âge où latête et le corps ne sont point encore formés: ils étaientjeunes, mais robustes, et aussi capables d’agir quede concevoir.
« Oui, messieurs, il est certain que la vie saineet régulière des maisons d’éducation est la plus proprede toutes à développer les organes, à affermir la cons-titution, en même temps que l’esprit s’y forme, etque l’habitude si précieuse du travail s’y acquiertà l’aide de la discipline ét de l’émulation. Voyez le*inconvéniens du système contraire: en temps deguerre, les fatigues excessives , les marches forcées,la mauvaise nourriture, énervent l’adolescence; tan-dis qu’en temps de paix, la vie dissipée et l’oisivetédes garnisons ont pour la santé des dangers qui nesont pas moindres pour être différeus.
~<c C’est à regret que je combats l’opinion de M. lecomte de Vioménil, dont personne ne respecte plusque moi la longue et noble expérience. Il pense ,avec quelques anciens militaires, que l’on doit main-tenir l’usage de commencer de très-bonne heure leservice d’officier : mais quand il serait vrai qn’autre-fois l’âge de quinze ou seize ans n’était point préma-turé, il léserait certainement aujourd’hui, après leschangemens qui se sont opérés depuis vingt ans dansla manière dé faire la guerre. Ce n’est point que larévolution ait fait faire à l’art militaire un grandprogrès que le vulgaire irréfléchi lui attribue. Je suis