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1 (1815)
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180
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( i8o )

dans des vuës dintérêt particulier, ou à la sollici-tation dune puissance étrangère , détermine le gou-vernement français à déclarer la guerre à une autrepuissance, il nest personne qui ne regarde ce faitcomme un crime digne de mort 5 cependant je necrois pas quil existe en France une loi qui le déclarepunissable. Est-ce parce quun fait de cette natureest sans exemple ? Non ; car nous pourrions trouverdans notre propre histoire un assez grand nombrede ministres qui sen sont rendus coupables 5 cestparce que les gouvernails comptent pour rien le sangdes hommes, et quils sacrifient des armées à leursfavoris comme ils saciifient des trésors à leurs maî-tresses.

O11 pourrait en dire autant du ministre qui, dansdes vues dintérêt particulier, soppose à ce que legouvernement répare le tort causé par des Françaisà une puissance étrangère , et qui sengage ainsi àsoutenir une guerre quil aurait pu éviter par un légersacrifice. Ce fait peut et doit même arriver fort sou-vent, surtout à loccasion du commerce maritime ;cependant les lois 11e le prévoient pas, et par consé-quent il demeure toujours impuni.

Lorsque, dans une négociation avec une puissanceétrangère, un ministre accepte des promesses ou re-çoit des dons et des présens pour faire insérer dansun traité de paix ou de commerce, préliminaire oudéfinitif, des conditions onéreuses à la France, il estclair quil se rend coupable dun crime que les loisne doivent pas laisser impuni; cependant je 11e crois