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1 (1815)
Entstehung
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172
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(' 1 ? 2 )

(i) Tout homme qui mourait sans donner une partiede ses biens à léglise, ce qui sappelait mourir de'con-fés , était privé de la communion et de la sépulture. Silon mourait sans faire de testament, il fallait que lesparens obtinssent de lévèque quil nommât, concurrem-ment avec eux , des arbitres pour fixer ce que le défuntaurait donner en cas quil eût fait un testament. On nepouvait pas coucher ensemble la première nuit des noces,ni même les deux suivantes , sans en avoir acheté la per-mission : cétait bien ces trois nuits- quil fallait choisir;car , pour les autres , on naurait pas donné beaucoupdargent. Esprit des lois , livre 28 , chapitre 38.

.( 2 ).Les aumônes étaient sur-tout la pénitence

des riches. Ils effaçaient leurs péchés en augmentant lesrichesses dune église , ou en fondant un monastère. Lors-que Charlemagne donna lexarchat de Ravenne au pape,il crut travailler pour son salut. Histoire moderne deCondillac , livre 2, chapitre I er .

(3) Il prêcha ( le clergé ) la dîme ; il la prêcha au nomde Saint-Pierre ; les moines firent même parler Jésus-Christ. Ils forgèrent une lettre que le Sauveur écrivaitaux fidèles, et par laquelle il menaçait les païens, lessorciers, et ceux qui ne payaient pas la dîme , de frapperlenrs champs de stérilité, de les accabler dinfirmités, etdenvoyer dans leurs maisons des serpens ailés qui dévo-reraient le sein de leurs femmes. Ibid.

(4) .Les pénitences devinrent un fonds de com-

merce pour les moines qui se chargeaient de les fairemoyennant une certaine somme. Ainsi , un riche péchait,et un moine se donnait la discipline. Ibid.