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(i) Tout homme qui mourait sans donner une partiede ses biens à l’église, ce qui s’appelait mourir de'con-fés , était privé de la communion et de la sépulture. Sil’on mourait sans faire de testament, il fallait que lesparens obtinssent de l’évèque qu’il nommât, concurrem-ment avec eux , des arbitres pour fixer ce que le défuntaurait dû donner en cas qu’il eût fait un testament. On nepouvait pas coucher ensemble la première nuit des noces,ni même les deux suivantes , sans en avoir acheté la per-mission : c’était bien ces trois nuits-là qu’il fallait choisir;car , pour les autres , on n’aurait pas donné beaucoupd’argent. Esprit des lois , livre 28 , chapitre 38.
.( 2 ).Les aumônes étaient sur-tout la pénitence
des riches. Ils effaçaient leurs péchés en augmentant lesrichesses d’une église , ou en fondant un monastère. Lors-que Charlemagne donna l’exarchat de Ravenne au pape,il crut travailler pour son salut. Histoire moderne deCondillac , livre 2, chapitre I er .
(3) Il prêcha ( le clergé ) la dîme ; il la prêcha au nomde Saint-Pierre ; les moines firent même parler Jésus-Christ. Ils forgèrent une lettre que le Sauveur écrivaitaux fidèles, et par laquelle il menaçait les païens, lessorciers, et ceux qui ne payaient pas la dîme , de frapperlenrs champs de stérilité, de les accabler d’infirmités, etd’envoyer dans leurs maisons des serpens ailés qui dévo-reraient le sein de leurs femmes. Ibid.
(4) .Les pénitences devinrent un fonds de com-
merce pour les moines qui se chargeaient de les fairemoyennant une certaine somme. Ainsi , un riche péchait,et un moine se donnait la discipline. Ibid.