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des grands, elles deviennent uniquement propresà protéger la puissance des rois, et laissent la nationdans sa dépendance, son apathie et son éternelle in-différence pour elle même.
Cependant, à côté de cette révolution dans le gou-vernement et les institutions politiques, il s’en opèreinsensiblement une autre dans les opinions et lesmœurs; révolution dont le dénouement terrible doit,au bout de six siècles , renverser du trône la postéritédes Capets , élever ce tiers-état silong-tetnps oppriméau-dessus des grands et des rois, et l’investir à soutour du pouvoir souverain ; révolution consomméeau nom de la patrie et du bien public, et qui a desrésultats peut-être aussi funestes que les précédentesaux mœurs et au patriotisme.
Je suivrai rapidement, dans un second article,les progrès de l’une et de l’autre ; je ferai voir lesobstacles que la formation de l’esprit public con-tinue h éprouver pendant leurs cours ; je montrerail’état dans lequel le dernier gouvernement a laissénos mœurs ; j’exposerai, sans déguisement, la dégra-dation particulière dans la plupart des fonctionnairespublics, et l’impossibilité qu’il y a que rien de so-lide s’établisse, tant qu’ils feront leur premier devoirdu soin de leur fortune ; enfin, je démontreraiqu’une religieuse observation des lois est le seul ré-gime qui puisse nous donner un caractère vraimentnational, et nous faire jouir enfin d’un bonheur réelet durable. D..,.r