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quelqu'un avec un bâton, c’est lui faire une injurequi demande du sang , parce que c’est le traitercomme un roturier. Comme il n’y a que les roturiersqui se battent à visage découvert, donner un souf-flet à un homme, c’est lui faire une insulte qui nese peut laver qu’avec «m sang, parce que c’est encorele traiter comme un roturier : ainsi , dans les prin-cipes du point d’honneur, une offense n’est uneoffense pour celui qui la reçoit, que parce qu’onle traite comme un roturier •, d’où l’on voit que lepoint d’honneur n’est qu’un sentiment faux etexagéré de la supériorité du rang , qu’il peint avecune odieuse énergie le mépris des hommes des pré-mières classes pour ceux des classes inférieures , etqu’il établit entre les citoyens des barrières insur-montables. C’est tout ce que j’en dis ici ; je ferai voirplus loin combien ce sentiment qu’un mot insigni-fiant peut révolter , supporte facilement des chosesbeaucoup plus déshonorantes, avec combien de bas-sesses il peut s’allier, et sous combien d’autres rap-ports il nuit à l’esprit public.
L’ordre de la chevalerie, qui prend naisssancesousles premiers Capétiens, favorise beaucoup l'usage desduels, et , sous ce point de vue , il est comme lescombats judiciaires une cause de désordre et de divi-sion entre les Français. Il étend le code du pointd’honneur et l’enrichit de quelques maximes utileset généreuses ; mais il y fait entrer aussi plusieursrègles fausses ou bizarres , et il y laisse le principeanti-social qui lui sert de base. —La galanterie que les