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1 (1815)
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167
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quelqu'un avec un bâton, cest lui faire une injurequi demande du sang , parce que cest le traitercomme un roturier. Comme il ny a que les roturiersqui se battent à visage découvert, donner un souf-flet à un homme, cest lui faire une insulte qui nese peut laver quavec «m sang, parce que cest encorele traiter comme un roturier : ainsi , dans les prin-cipes du point dhonneur, une offense nest uneoffense pour celui qui la reçoit, que parce quonle traite comme un roturier, d lon voit que lepoint dhonneur nest quun sentiment faux etexagéré de la supériorité du rang , quil peint avecune odieuse énergie le mépris des hommes des pré-mières classes pour ceux des classes inférieures , etquil établit entre les citoyens des barrières insur-montables. Cest tout ce que jen dis ici ; je ferai voirplus loin combien ce sentiment quun mot insigni-fiant peut révolter , supporte facilement des chosesbeaucoup plus déshonorantes, avec combien de bas-sesses il peut sallier, et sous combien dautres rap-ports il nuit à lesprit public.

Lordre de la chevalerie, qui prend naisssancesousles premiers Capétiens, favorise beaucoup l'usage desduels, et , sous ce point de vue , il est comme lescombats judiciaires une cause de désordre et de divi-sion entre les Français. Il étend le code du pointdhonneur et lenrichit de quelques maximes utileset généreuses ; mais il y fait entrer aussi plusieursrègles fausses ou bizarres , et il y laisse le principeanti-social qui lui sert de base.La galanterie que les