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$es intérêts et à la naissance d’un esprit public. Enmême temps il laisse subsister les justices seigneu-riales et les bénéfices. Cependant il modifie considé-rablement l’effet de ces institutions anarchiques. Ilréprime les abus du pouvoir judiciaire exercé par lesseigneurs, et il les détermine , par son exemple , àrenoncer aux plus odieux des droits établis dans leursterres. En faisant entrer le peuple dans les assem-blées nationales, il cherche à le rapprocher des grands,à l’éclairer sur ses droits, et à ranimer en lui le sen-timent de sa dignité et de son indépendance. Si nospères eussent été moins abrutis par l’esclavage et lamisère, peut-être ce grand homme aurait-il réussi àleur rendre quelque vertu et à leur inspirer quelquepatriotisme : mais quoiqu’il eût fait grâce à beau-coup d’abus, et qu’à certains égards ses institutionsfussent très - faibles , elles se trouvèrent cependanttrop fortes pour les Français d’alors, et ils furentincapables de les supporter 5 d’un autre côté, les suc-cesseurs de ce prince, loin de soutenir son ouvrage ,ne firent qu’en accélérer la ruine par leur faiblesse«t leur impéritie.
Aussitôt les désordres renaissent avèc une nouvelleviolence ; les nobses secouent toute espèce de subor-dination , et le peuple retombe dans sa première ser-vitude. C’est alors que se lonne le système mons-trueux de la féodalité, système qui donne une appa-rence d’ordre à l’anarchie qui régnait entre les sei-gneurs, et qui, de toutes les tyrannies particulières,fo rrhé une chaîne immense d’oppression, dont 1*