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les uns seraient plutôt abandonnés aux prêtres quales autres. Au reste, M. l’abbé en impose lorsqu’ildit qu’on a enlevé à la religion la juste influençaqu’elle devait avoir sur les principaux actes de la vie :car il ne peut pas ignorer qu’aujourd’liui , commeautrefois , les ministres de la religion donnent la bé-nédiction nuptiale, baptisent les enfans et enterrentles morts, pourvu qu’on les paie ; en un mot, onleur a laissé l’autorité qu’ils devaient avoir pourfaire des élus : on leur a seulement enlevé tout cequi est relatif aux affaires de ce monde.
L’article de M. l’abbé se distingue au reste par unprofond mépris pour les lois, et par un grand nombred’erreurs que quelques personnes prendront pour desmensonges ou pour des calomnies.
DE L’ESPRIT PUBLIC EN FRANCE,
ET PARTICULIEREMENT DE L’ESPRIT DESFONCTIONNAIRES PUBLICS.
PiIen n’est plus différent, on peut même dire plusopposé que l’esprit social des peuples modernes etcelui des peuples de l’antiquité. Le trait le plus sail-lant et le plus profond du caractère des anciens, c’estleur patriotisme. Ce sentiment qui sert de base àleur moralité se mêle à toutes leurs affections par-