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fonctions deviennent inutiles, parce qu’on ne conçoitpas la nécessité d’un corps qni n’existerait que pourseconder l’ambition, ou pour sanctionner les actesarbitraires des ministres. S’ils i'ésistent, ils serontobligés de démontrer que la loi proposée par le roi estcontraire au bien public 5 et cette démonstrationpourra se répéter si souvent , et être faite avec tantde force, que le roi perdra toute la considérationqui lui est due , et ne paraîtra plus qu’un tyran'odieux.
C’est en vain qu’on fera porter le projet de loipar des ministres ou par des commissaires accom-pagnés des minis très 5 et comme la proposition seratoujours^jjite au nom du roi , et qu’elle 11e pourradonner lieu q u’à une responsabilité morale , ce nesera jamais sur le ministre que tombera la haine pu-blique ; on ne verra dans lui qu’un champion qui nedescend dans l’arène que par ordre et pour la défensede sou maître.
Cette lutte entre le roi et les représentaus de la na-tion ne sera pas fort dangereuse sans doute , tantqu’il 11’y aura dans le ministère et dans la chambredes députés que des hommes flegmatiques ou d’untalent médiocre,; mais si jamais un llichclieu s’em-pare des rênes du gouvernement, ou si un Mirabeaumonte à la tribune , il n’est pas difficile de prévoirque le résultat de la lutte sera le renversement dutrône on de la constitution , et peut-être de l’un etde l’autre.
La vérité de ces observations pourrait être aisé-
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