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1 (1815)
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114
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seconde question, il demande sil ne vaut pas mieuxempêcher le mal que de le punir. On voit clairement il veut arriver ; cest la censure quil desire : aussi,malgré la feinte aversion quil manifeste pour elle , xfinit-il par la croire nécessaire, et par en faire la pro-position. Enfin , sur la troisième question relative auximprimeurs , non-seulement il demande quils soientconsidérés comme complices du mal que peuventproduire les écrits quils impriment, mais il veutencore les placer dans lheureuse impuissance de rienimprimer de mauvais; et, à cet effet , il propose deles mettre sous la main du gouvernement.

De pareils principes me paraissent ne laisser aucundoute sur les véritables intentions de M. Faure. Laproposition de M. Durbachnavait peut-être pas un

objet assez déterminé, la sienne.Ses commettans

apprécieront la conduite quil a tenue dans cettegrande circonstance ; ils jugeront sil a pu , sansvioler la constitution et trahir leur confiance , pro-poser le rétablissement dune censure , quand lacharte ne met dautres bornes à la faculté quelleaccorde aux Français dimprimer et de publier li-brement leurs opinions, que celles posées par leslois destinées à réprimer les abus de cette liberté.M. Faure dira-t-il quune censure mitigée est dansses principes, et que la charte lui paraît avoir laissétrop de latitude à la liberté de la presse ? Il devaitalors proposer de la modifier; mais en laissant sub-sister larticle 8 tel quil est, il ne pouvait, de bonnefoi , demander la censure ; et il me paraît impoa-.