( i’5 )
sible de donner à sa proposition un caractère irré-prochable.
L’orateur n’avait point rédigé de projet de loi ; ila demandé que ce travail fût fait dans les bureaux,et la chambre s’est empressée d’accueillir cette pro-position.
Séance du 5 . — Le ministère crovait la chambrepréparée, par le discours de M. Faure, au rétablis-sement de la censure; il jugea que le moment étaitvenu de présenter à la chambre un projet de loi surcet objet; il ne voulut pas attendre celui qu’on pré-parait dans les bureaux ; il craignit que la liberté dela presse n’y fût pas assez étroitement enchaînée , etil se hâta de prendre l’initiative.
Il ne sera pas inutile de dire un mot ici du travailque le ministre de l’intérieur vint soumettre à lachambre. J 1 est remarquable sous plus d’un rap-port; j’ose croire qu’il n’était pas possible de faireune loi plus despotique au fond, ni plus libéraledans la forme. Le législateur a soin de s’y montrerd’abord très-généreux; il pose en principe qu’onpourra imprimer, sans être sujet à aucune espèce decensure préalable, des in-folio, des in-quarto, desouvrages en 100 , en 20, en 10 volumes, et voirmeme en un seul volume de plus de Soopag. zVz- 8 °.,et même encore d’une plus petite épaisseur, s’ilssont écrits en langue morte ou étrangère , s’ils nerenferment que des prières, des discussions j uridiques,des instructions pastorales, etc. ; en un mot, il per-met d’imprimer, sans aucune censure, tout ce que