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celles tracées par des lois destinées à en réprimer lesabu^. Il puise , dans plusieurs publicistes anglais ,dexcellentes raisons pour établir quelle ne doit pointen effet avoir dautres bornes } il fait connaître a cesujet la législation anglaise, et il finit par conclureque cette législation ne peut se concilier ni avec nosmœurs, ni avec nos codes.

LAngleterre, dit-il, na P as toujours joui de laliberté de la presse. Non, mais enfin elle en ajoui : pourquoi serions-nous éternellement prives decet avantage ? Elle a eu ces censeurs. Oui ,mais elle sen est débarrassée : pourquoi 11e liimte-rions-nous pas en une chose aussi édifiante ? Cenest quà la suite de grands troubles quelle est par-venue à sasseoir solidement.Sans doute ,,mais ily a vingt-cinq ans que nous sommes dans une agita-tion permanente: nest-il pas permis de croire quenous sentons tous le besoin de nous reposer? et laliberté de la presse nous empêcherait-elle de nousasseoir solidement?Elle peut empêcher que le despo-tisme ne sappesantisse sur nos tètes, et il faut con-venir que nous 11cii serons pas plus mal.

M. Faure trouve que nos lois pénales noffrentpoint une garantie suffisante à létat, ni aux parti-culiers , contres les écrits séditieux ou diffamatoires.Nous ne convenons point de cela : dailleurs , quenen demandait-il la réforme? que nen proposait-ilde plus réprimantes?Mais cenétait pas son objet ?aussi se garde-t-il bien de faire aucune proposi-tion qui tende à ce but ; au contraire , passant à sa