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1 (1815)
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112
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Dans la seconde question , M. Faure tombe dan»un excès contraire à celui que renferme la première.Il avait demandé dabord si lon ne pouvait pas toutimprimer et tout publier impunément ; il demandemaintenant si lon doit se borner à punir les délitscommis par labus de la presse, cc Comment doit-oncc entendre , dit-il, la seconde partie de larticle 833 delà charte ? En. se conformant aux lois qui doivent33 FuÉi'EiMER les abus de cette liberté , se bornera-t-on a3) faire des lois qui punissent le crime , ou en fera-33 t-011 qui le préviennent? 33

Des lois destinées à prévenir le crime 11e peuventpas être considérées comme des lois de répression; ilest évident quempêcher ou punir le crime sont deuxchoses différentes : le réprimer, cest peut être le pré-venir ; mais le prévenir , ce nest certainement pas leréprimer. Larticle 8 ne laissait donc pas à M. Faurassez de latitude pour quil pût demander si lon de-vait faire des lois qui prévinssent le crime ; et de-mander si lon pouvait faire de pareilles lois, quandlart. 8 ne parle que de lois répressives, cétait , sanscontredit, mettre en question si lon devait violer lacharte constitutionnelle.

M. Faure demande enfin si lon doit considérer lesimprimeurs comme de simples copistes sans garan-tie, ou comme des complices du crime.

Lorateur discute la première question dans unsens plus exact quilne lavait posée. Il 11examinepassi lon doit pouvoir tout dire impunément, mais sila liberté de la presse doit avoir dautres limites quo