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du moment. Dès le même jour, plusieurs députésdemandent à s’inscrire pour faire de nouvelles pro-positions , et, dans la séance suivante (les juillet ) ,M. Faure invite la chambre à supplier S. M. deprésenter, dans le plus bref délai , un projet de lorqui règle les droits et les devoirs des auteurs et desimprimeurs, et préserve la liberté de la presse de lalicence , qui tend à la détruire. Il obtient la parolepour le surlendemain, \ juillet.
Dans la séance de ce jour , M. Faure, appelé àdévelopper sa proposition du 2, fait les trois ques-tions suivantes. Il demande d’abord ce qu’on entendpar la liberté de la presse? ce Est-ce la faculté de tout« écrire , de tout imprimer, de tout publier, sans<c crainte d’être blâmé, d’être attaqué par qui quece soit? 35 — Qui pouvait avoir une telle pensée ?Il est évident que M. Faure posait mal la question ret ce 11’était pas montrer l’intention de la discuterfranchement. —Ma pensée est à moi, ajoutait-il ,elle est mon domaine privé;elle ne doit donc , dira-t-on, attirer sur moi aucunepeine.—Qui dira cela ?Qui jamais a pu dire cela? Mou épée est à moi aussi,elle est mon domaine privé : si je m’en sers pourcommettre un meurtre , ne devra-t-elle attirer sur moiaucune peine? M. Faure dépasse toutes les bornesdans cette question: 011 11’a jamais demandé si l’onpourrait calomnier, diffamer, corrompre, sans crainted’être attaqué par qui que ce fût. Personne ne peutdesirer que la liberté de la presse aille jusque-là , sice n’est peut-être ceux qui demandent la censure.