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1 (1815)
Entstehung
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96
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origine quà lignorance , et qui ne se maintenaientque par lhabitude et par les préjugés quon avaitreçus en naissant. Le clergé et la noblesse avaientune force et un éclat quils ne sauraient plus acqué-rir, parce que, sil est possible détablir de nouveauxpréjugés , il ne lest pas de faire revivre des préjugésdétruits. Cette force, il est vrai, pesait beaucoup surla nation; mais comme tout mal doit être considérécomme un bien dès quil en arrête un plus grand,et que le pire de tous les maux est le despotisme , ilest clair que tous les corps qui tfn arrêtaient le pro-grès avaient line utilité bien réelle. Dun autre côté ,la religion , quon poussait quelquefois jusquau fa-natisme , donnait aux âmes une énergie qui , quoi-que mal.dirigée , servait encore de barrière au pou-voir arbitraire; lamour, ou plutôt la passion desouvrages philosophiques, qui succéda à lesprit reli-gieux, vint y mettre de nouvelles entraves ; enfin ,lart de tromper et dopprimer les peuples nétaitpas arrivé au point de perfection l'ont conduit nosministres modernes ; et, à lexemple du sage Salo-mon , nos bons rois nous opprimaient encore avecprudence.

Mais tout a changé depuis vingt-cinq ans. Lanoblesse, qui avait déjà perdu sa considération , aété abolie. On a voulu lui donner une existencenouvelle ; mais comme les lois ne commandent pasà lopinion,. le gouvernement, qui croyait lui rendreson ancienne grandeur, na pu lui donner que descordons et des parchemins. Le clergé , qui sest en-