de la presse nous : est ravie parmi Sully, devons-nous espérer qu'elle nous sera rendue par un Riche-lieu ? D’ailleurs ne peut-on pas dire , avec M. le ducde Lévis, que quand on parle de la bassesse des courti-sans et de la crédulité du peuple , on reste toujours au-dessous de la 'vérité?
A la destruction de toute la liberté , ou, ce quiest la même chose, à l’établissement du despotisme,succéderont la démoralisation, l’ignorance et la bar-barie. « L’extrême obéissance, dit Montesquieu ,suppose de l’ignorance dans celui qui obéit; elle ensuppose même dans celui qui commande : il n’apoint à délibérer, à douter, ni à raisonner, il n’aqu’à vouloir.
« Dans les état9 despotiques, chaque maison estun empire séparé. L’éducation, qui consiste prin-cipalement à vivre avec les autres, y est très-bornée ;elle se réduit à mettre la crainte dans le cœur, et àdonner à l’esprit la connaissance de quelques prin-cipes de religion fort.simples (i). Le savoir y seradangereux, l’émulation funeste ; et pour les vertus,Aristote ne peut croire qu’il y en ait quelqu’une depropre aux esclaves ; ce qui bornerait bien l’éduca-tion dans ce gouvernement.
33 Lt pourquoi l’éducation s’attacherait-elle à yformer un bon citoyen qui prît part au malhem?
(1) Voilà sans doute pourquoi le ministre de l’intérieurn’affranchit delà censure que les niandëtnens , les caté-shismes et Lés livres de prières.