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1 (1815)
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94
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de la presse nous : est ravie parmi Sully, devons-nous espérer qu'elle nous sera rendue par un Riche-lieu ? Dailleurs ne peut-on pas dire , avec M. le ducde Lévis, que quand on parle de la bassesse des courti-sans et de la crédulité du peuple , on reste toujours au-dessous de la 'vérité?

A la destruction de toute la liberté , ou, ce quiest la même chose, à létablissement du despotisme,succéderont la démoralisation, lignorance et la bar-barie. « Lextrême obéissance, dit Montesquieu ,suppose de lignorance dans celui qui obéit; elle ensuppose même dans celui qui commande : il napoint à délibérer, à douter, ni à raisonner, il naquà vouloir.

« Dans les état9 despotiques, chaque maison estun empire séparé. Léducation, qui consiste prin-cipalement à vivre avec les autres, y est très-bornée ;elle se réduit à mettre la crainte dans le cœur, et àdonner à lesprit la connaissance de quelques prin-cipes de religion fort.simples (i). Le savoir y seradangereux, lémulation funeste ; et pour les vertus,Aristote ne peut croire quil y en ait quelquune depropre aux esclaves ; ce qui bornerait bien léduca-tion dans ce gouvernement.

33 Lt pourquoi léducation sattacherait-elle à yformer un bon citoyen qui prît part au malhem?

(1) Voilà sans doute pourquoi le ministre de lintérieurnaffranchit delà censure que les niandëtnens , les caté-shismes et Lés livres de prières.