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1 (1815)
Entstehung
Seite
87
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Mais létat de la France a tellement cl)ange, queliberté de la presse y est aussi essentielle au maintiende la constitution et du gouvernement, quelle seraitContraire au maintien du despotisme, silétait établi.

Les peuples anciens neurent jamais lidée dexer-cer la souveraineté par des représentais. Cette idéene pouvait pas même naître chez eux : car , en sedonnant des représentais, ils se seraient donné desmaîtres qui les auraient vendus , ou qui , sils na-vaient pas voulu les vendre , nauraient pu exerceraucune influence utile sur les déterminations prisespar les chefs de leurs gonvernemens. Aussi voyons-nous quils ont passé constamment de létat populaireà létat despotique , sans aucun intermédiaire. Lors-que les llomains, par exemple, eurent perdu la fa-culté de sassembler dans les places publics, ilsfurent aussi esclaves quils pouvaient lêtre; et leursénat ni leurs familles patricienifes neurent jamaisassez de force pour sopposer au despotisme des em-pereurs. Si le peuple avait eu des représentais , ilnen aurait pas été plus avancé ; et son malheur futtel , que ses meilleurs empereurs ne purent jamaislui rendre une apparence de liberté.

En France, nous avons également éprouvé quunsénat, des représentans et une noblesse étaient desinstitutions impuissantes pour arrêter le pouvoir ar-bitraire. Quelques-uns ont cru , et dautres ont faitsemblant de croire quil fallait attribuer tous nosmalheurs aux vices ou aux faiblesse des membresdes premiers corps de lEtat. Je ne veux pas dira