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1 (1815)
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lécriture était donc aussi nécesnire à son développe-ment quelle létait elle-même au développement denos premières facultés. Avec le secours de lécriture ,les hommes pouvaient acquérir et ont acquis en.effet un grand nombre de connaissances. IVtais cetart qui fixe nos pensées, ne les développe quaveclenteur : il suffit sans doute pour le perfectionnementde quelques individus qui peuvent facilement com-muniquer entre eux 5 mais il ne saurait répandre lalumière chez tout un peuple , et à plus forte raisonchez plusieurs nations à la fois. Voyez la Grèce :elle ressemble dabord à un foyer de lumières 5 quel-ques grands hommes y paraissent comme pouréclairer le monde 5 une multitude de disciples sem-pressent de recueillir leur doctrine: mais, après leurmort, cette doctrine commence à saltérer ; il seforme bientôt presque autant de sectes quil y a dé-crivains ; la philosophie , sortant de la Grèce , vajeter quelques lueurs à Rome ; le despotisme desempereurs paraît, et lEurope se replonge dans lesténèbres.

Que, sans le secours de limprimerie , les scienceset les arts aient pris naissance et se soient perfec-tionnés au sein de la Grèce , je le conçois : deshommes libres et- heureux , renfermés dans des li-mites peu étendues, devaient se livrer paisiblement àdes recherches de toute espèce, et se communiquerleurs découvertes avec facilité. Mais que, dans desEtats dune vaste étendue, soumis au gouvernementduq seul, les lumières eussent pu naître et se pro-