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1 (1815)
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80
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les tromper ; il faut savoir si des hommes qui necherchent quà se cacher dans lombre , et qui neseraient peut-être pas fâchés de nous voir stupides ,prendront beaucoup de soin pour répandre la lu-mière et pour nous faire connaître nos droits ; il fautsavoir enfin sil est convenant , sil est décent mêmeque nos savans, nos magistrats, nos représentons,enfin tous ces hommes qui, par leurs talens, fontlhonneur de la France , ne puissent pas faire im-primer deux lignes sans lautorisation dun individuquils dédaigneraient peut-être de prendre pour leursecrétaire.

Mais à qui allez-vous proposer, Monseigneur, lé-tablissement dune censure inquisitoriale? A deshommes qui ne peuvent pas y souscrire sans mettreleur honneur à la disposition des ministres quilsauront souvent à combattre, sans renoncer en quel-que sorte aux facultés sublimes qui distinguent les-pèce humaine des plus vils animaux, sans se dé-grader enfin à leurs propres yeux, et même aux yeuxde lEurope entière ; car vous nignorez pas quilsont prononcé la déchéance de lEmpereur et de safamille, parce quil avait établi une censure bienmoins effrayante que celle que vous leur proposez.Ah ! Monseigneur, Buonaparte nous méprisait bien ;mais lorsqnaprès avoir abreuvé de toute espèce dhu-miliations les premiers corps de lEtat , il voulut les

des députés tient ses séances ne peuvent contenir quela cent vingt millième partie des Français,