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les tromper ; il faut savoir si des hommes qui necherchent qu’à se cacher dans l’ombre , et qui neseraient peut-être pas fâchés de nous voir stupides ,prendront beaucoup de soin pour répandre la lu-mière et pour nous faire connaître nos droits ; il fautsavoir enfin s’il est convenant , s’il est décent mêmeque nos savans, nos magistrats, nos représentons,enfin tous ces hommes qui, par leurs talens, fontl’honneur de la France , ne puissent pas faire im-primer deux lignes sans l’autorisation d’un individuqu’ils dédaigneraient peut-être de prendre pour leursecrétaire.
Mais à qui allez-vous proposer, Monseigneur, l’é-tablissement d’une censure inquisitoriale? A deshommes qui ne peuvent pas y souscrire sans mettreleur honneur à la disposition des ministres qu’ilsauront souvent à combattre, sans renoncer en quel-que sorte aux facultés sublimes qui distinguent l’es-pèce humaine des plus vils animaux, sans se dé-grader enfin à leurs propres yeux, et même aux yeuxde l’Europe entière ; car vous n’ignorez pas qu’ilsont prononcé la déchéance de l’Empereur et de safamille, parce qu’il avait établi une censure bienmoins effrayante que celle que vous leur proposez.Ah ! Monseigneur, Buonaparte nous méprisait bien ;mais lorsqn’après avoir abreuvé de toute espèce d’hu-miliations les premiers corps de l’Etat , il voulut les
des députés tient ses séances ne peuvent contenir quela cent vingt millième partie des Français,