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mieux connu l’opinion publique, etledanger qu’il ya d’accroître les alarmes d’une classe fort nombreusede citoyens, que la suppression' de la liberté de lapresse va livrer sans défense à la vengeance de leursennemis. Mais vous n’avez pas connu les vœux queforment les Français , car vous né les auriez pas mé-prisés. Vous mettez donc en question ceux de nosdroits qui nous paraissent les plus inviolables , etvous nous obligez à combattre encore pour la dé-fense do notre liberté : combat pénible pour deshommes qui sentent la nécessité de soutenir le gou-vernement, dans le moment même où il paraît nes’occuper q n’à nous forger des chaînes 1
Il faut donc l’examiner, cette fameuse question silong temps agitée et si sou vent résolue 5 il faut sa-voir si les agens du gouvernement, qui seuls peu-vent avoir le désir et la force de devenir oppresseurs ,seront aussi les seuls qui auront le droit d’élever lavoix pour se plaindre: il faut savoir si des hommesqui sont toujours prêts à franchir les limites que leslois mettent à leur autorité, et qui les franchissentpubliquement, lors même que tous les citoyens 0111la faculté de les dénoncer, seront beaucoup plus r*tenus , quand la nation tonte entière sera condamnéau silence; il faut savoir si les Français seront bienéclairés sur le choix qu’ils doivent faire de leurs re-présentans , quand ils n’apprendront ce qui se passedans des assemblées prétendues publiques (1) , que parl'organe de ceux qui se croient toujours intéressés à
( 1 ), Les tribunes de la salle dans laquelle la chambre