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1 (1815)
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55
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grâce à la grandeur 5 venez attendrir la victoire , ettempérer léclat des axmes par la douce majesté d unereine et dune mère.

Le royaliste pur. Tous ces discours ne prouventrien 5 et je suis bien persuadé quau moment ou il les

écrivait, M. de C. disait au fond de son cœur :

cc Buonaparte est un faux grand homme; la magna-nimité qui fait les héros et les véritables rois , luimanque. De vient quon ne cite pas de lui un seul

de ces mots qui annoncent Alexandre et César .

La France sera-t-elle une propriété forfaite ? Doit-elle demeurer à un Corse par droit daubaine ? Ah !pour Dieu , ne soyons pas trouvés en telle déloyauté,que de déshériter notre naturel seigneur, pour donner

son lit au premier compagnon qui le demande.

Et tes Bourbons y sont-ilsl sont les princes'i viennent-

ilsî Ah! si Von voyh.it un drapeau blanc .Lhorreur

de lusurpateur est dans tous les cœurs. IL inspiretant de haine que.(1). »

Ici le royaliste pur fut interrompu par une per-sonne qui vint nous donner lecture de la charte cons-titutionnelle ; et comme on devait bien sy attendre ,elle ne satisfit ni le républicain , ni le royaliste cons-titutionnel , ni le royaliste pur. Quoi ! disait lepremier , lan dix-neuvième de notre règne...... ! Ah!

quelle indignité ! disait le second : nous avons con-cédé , fait concession et octroi . Dieu , disait le

troisième , tout est donc perdu ; les biens de légliseet les biens des émigrés 11e seront point rendus ; et,

(1) De Buonaparte et des Bourbons , par M. de Cha-teaubriand.