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Le royaliste pur. Ah ! sans doute : quand M. deC— écrivait cela , le tyran n’avait pas assassiné leduc d’Enghien, étranglé Pichegru, exilé Moreau ,arrêté le roi d’Espagne , etc. , etc.
Le républicain. Je l’ignore 5 mais voici ce qu’onlit dans le fameux discours qui devait être prononcédevant l’institut, et dans lequel M. de C... montratant de courage contre M. de Chenier , quand il futmort. «Mais quel temps ai-je choisi, messieurs ? pourvous parler de deuils et de funérailles ? Ne sommes-nous pas environnés de fêtes? Noyageur solitaire 7 jeméditais, il y a quelques jours , sur la ruine des em-pires détruits, et je vois s’élever un nouvel empire.Je quit'te à peine les tombeaux où dormaient des na-tions ensevelies , et j’aperçois un berceau chargé desdestinées de l’avenir. De tontes parts retentissent lesacclamations du soldat. César prépare son triomphe 5les peuples racontent des merveilles. Les monumensélevés , les cités embellies , les frontières de la patriebaignées par les mers bienfaisantes qui portaient lesvaisseaux des Scipions , et par les mers reculées quene vit pas Germanicus.
y> Tandis que le triomphateur s’avance ; entouréde ses légions , que feront les tranquilles enfans desmuses ? ils marcheront à la tête du char pour lui rap-peler qu’il est homme, et mêler aux chants guerriersles touchantes images qui faisaient pleurer Paul Emilesurles malheurs de Persée.
Et vous ? fille des Césars , sortez de vos palaisavec votre jeune fils dans vos bras ? venea ajouter la