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roi et de monarchie , comme si dans la nature ilexistait des^ êtres de ce nom, iiulépendans des insti-tutions humaines. L’un vous dira gravement que lajustice est une émanation du roi 5 l’autre vous sou-tiendra qu’il*est de l 'essence de la monarchie d’avoirdes nobles, des droits féodaux, et des justices sei-gneuriales et ecclésiastiques ; un troisième dira quede leur nature les rois sont toujours mineurs 5 enun mot, on 11e fait que réaliser des abstractions ,et leur donner des attributs qui doivent résulter, nonde tel ou tel mot, mais des lois constitutionnellesde l’état.
Le royaliste pur. Prétendez-vous, à l’exemple detant d’autres, contester les droits et l’autorité duroi légitime pour établir ceux de l’usurpateur?
Le métaphysicien. Je 11e conteste rien ; et si j’osaisprétendre quelque chose, ce serait qu’on cherchât às’entendre quand on dispute. Je crois avoir démon-tré que le mot roi 11e rappelle par lui-même aucuneidée déterminée 5 et il me semble que la significationdu mot légitime n'est pas beaucoup mieux fixée.Jusqu’ici j’avais cru que ce mot signifiait conforme àla loi y d’où j’avais conclu qu’un roi ne pouvait êtrelégitime qu’autant que son autorité était fondée surles lois de l’état; et comme il me semblait que leslois étaient antérieures aux rois légitimes y et qu’elles11e s’etaient pas faites elles - mêmes, j’avais penséqu’elles devaient être l’ouvrage des nations; ce quim’amenait naturellement à cette conséquence , quesi les peuples avaierit eu le droit de faire des lois et