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1 (1815)
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des rois légitimes , ils avaient pu également les dé-faire et en faire dautres à leur volonté. Je tenaisdautant plus à cette opinion , quil aurait été cruelpour moi de penser que nos pères avaient commisun crime énorme en chassant du trône lindigne des-cendant de Charlemagne pour y placer Hugues Ca-pet, et que je ne pouvais pas me résoudre à considé-rer cet illustre monarque comme un usurpateur.

Mais depuis deux mois mes idées ont bien changé;nos écrivains, grands et petits, mont appris quejétais dans lerreur: je vois clairement aujourdhuiquun roi légitime est un homme qui tient les rênesdu gouvernement et qui donne des places, des pen-sions et des rubans; et quun usurpateur est celui quona chassé du trône et qui ne peut plus rien donner. Ilest vrai que tout le monde nattache pas le mêmesens à ces mots ; mais il faut espérer que, puisquenoséerivains et nos magistrats ont réformé lalangue,les membres de linstitut se hâteront den réformer levocabulaire.

Le royalistes pur. "Vous calomniez nos écrivains ,nos magistrats , et surtout notre illustre noblesse ;car vous ne pouvez pas ignorer que, sils ont servi lacause de lusurpateur, sils lui ont prodigué des louan-ges , ils nen desiraient pas moins , en secret, le re-tour de nos princes légitimes. Dailleurs nos grandsécrivains, tel par exemple que M. Chateaubriand ,ne lont jamais loué, comme vous pouvez vous enconvaincre par son dernier écrit.

Le républicain. Ouvrez le Génie du Christianisme,