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qui, depuis quelques jours, ont paru sur cette ma-tière.
Le royaliste pur. Enfin nous voilà revenus sousl'antique gouvernement de nos pères, sous ce gou-vernement doux et paternel qui a fait leur bonheuret leur gloire pendant quinze siècles.
Le républicain. Quoi! vous pouvez desirer de vivresous un gouvernement monarchique ! et ne savezvous pas.que, suivant l’expression de Montesquieu,dans les monarchies, la politique fait faire les gran-des choses avec le moins de vertu qu’elle peut ; quel’état subsiste indépendamment de l’amour pour lapatrie, du désir de la vraie gloire, du renoncementà soi-même; que les lois y tiennent la place de toutesces vertus dont on n’a aucun besoin et dont l’étatvous dispense ; que si dans le peuple , il se trouvequelque malheureux honnête homme, le cardinalde Richelieu, dans son testament politique, insinuequ’un monarque doit se garder de s’en servir. Tantil est vrai, ajoute Montesquieu, que la vertu n’estpas le ressort de ce gouvernement ?
Le royaliste pur. Il est vrai que, dans un gouver-nement monarchique, la vertu est inutile ; mais n’est-elle pas remplacée par l'honneur , c’est-à-dire par lepréjugé de chaque personne et de chaque condition ?
Le républicain. Quel est donc ce misérable hon-neur dont vous nous parlez ; et que peut-il produirede bon, puisqu’il se concilie avec tous les vices? Ou-vrez l’Esprit des lois, et vous lirez dans le chap. Y duliv. III : « L’ambition dans l’oisiveté, la bassesse dans