Ce temps de calme donne lieu à un nouveau genrede guerre ; c’est celle des pamphlets. Il n’est pas unécrivain, quelque chétif qu’il soit, qui ne veuilledire son mot sur le gouvernement qui convient àla France. Les uns, et ce sont les plus fanatiques, seproclament eotalistes purs, et prétendent que lesFrançais ont commis un crime ahoininalile, quandils ont eu l’audace de présenter une constitution à leurmaître légitime. Les autres qui 11e croient pas aux roispar la grâce de JDieu , sont fortement persuadés quenous devons ai oit un roi 5 mais ils soutiennent quenous 11’avons point de maîtres légitimes $ que les'roisn’existent que pour l’intérêt et par la volonté despeuples; et qu’ainsi c’est aux peuples seuls qu’appar-tient le droit de déterminer les règles suivant les-quelles ils veillent être gouvernés. Ceux-ci ont écritsur la bannière qui précède leurs innombrables pha-langes : ROYALISTES CONSTITUTIONNELS, Il est Unetroisième secte qui ne fait point de pamphlets, et quine porte point de bannière ; c’est celle de ces hommessévères que le nom de roi fait reculer d’horreur,et qui auraient banni jusqu’au roi des sacrifices s’ilsavaient eu le bonheur de naître Romains. Ces der*niers s’appellent des républicains.
Témoin d’une discussion qui s’est élevée le jourmême où la constitution a été promulguée, entre unroyalite pur, un royaliste constitutionnel, un répu-blicain , et un métaphysicien qui voulait les conci-lier, je vais en faire part au public; cela me dis-pensera de l’examen particulier de tous les ouvragesTom. 1 er . , Cahier 2. 4